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Avertissement sur les risques: Les CFD sont des instruments complexes et comportent un risque élevé de perte d'argent rapide en raison de l'effet de levier. 83 % des comptes des investisseurs particuliers perdent de l'argent lorsqu'ils négocient des CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous demander si vous comprenez le fonctionnement des CFD et si vous pouvez vous permettre de prendre le risque élevé de perdre votre argent. Veuillez cliquer ici pour lire notre Avertissement sur les risques.

79 % des comptes des investisseurs particuliers perdent de l'argent lorsqu'ils négocient des CFD avec ce fournisseur.

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Gold at a Crossroads as Markets Wait on Warsh

L’or devant un tournant alors que les marchés attendent la décision de M. Warsh

L’or est réputé pour sa capacité à couvrir l’inflation, mais il agit actuellement davantage comme une girouette politique. Après avoir oscillé une grande partie de l’été entre espoir et désespoir, atteignant à la mi-août un plus haut de deux mois à 4 450 $ grâce au ralentissement de l’inflation, avant de reculer après le discours de Kevin Warsh, président de la Fed, à Jackson Hole, le métal jaune s’échange ce matin (10 septembre) à 4 400 $. Cela représente un recul de 0,9 % après des informations selon lesquelles les États-Unis ont frappé cinq pétroliers iraniens dans la nuit. Cette dynamique nous ramène au paradoxe de l’or en 2026 : une escalade géopolitique qui devrait théoriquement soutenir les cours ravive au contraire les craintes inflationnistes, renforce le dollar et pèse sur l’or. L’argent s’échange à 65,90 $, tandis que le ratio or-argent s’établit à un niveau historiquement élevé de 66,9. Pour certains, ce niveau signale soit une opportunité d’achat sur l’argent, soit une dévalorisation rationnelle d’un métal dont les perspectives de demande industrielle ont été fortement revues à la baisse. Ce qui relie les deux métaux cette semaine est la même variable qui a influencé presque tous les mouvements de prix significatifs des métaux précieux depuis mai : la réunion de la Réserve fédérale du 16 septembre et les données qui en détermineront l’issue.

Deux facteurs tirent actuellement l’or dans des directions opposées et méritent tous deux un examen attentif. Il s'agit tout d'abord de la ligne de crête sur laquelle évolue Warsh en matière de politique monétaire, ainsi que des données qui permettront enfin de trancher le dilemme de septembre. Le second est le tableau de la demande structurelle pour les deux principaux métaux précieux, qui comprend les achats des autorités publiques, la dédollarisation et un rapport du World Gold Council sur le T2 bien plus nuancé que les chiffres phares ne le suggèrent.

Warsh, Waller et la semaine qui pourrait tout déterminer

La Réserve fédérale est presque à elle seule à l’origine de la difficile année 2026 de l’or. Avant le discours de Warsh à Jackson Hole le 29 août, la probabilité d’une hausse des taux en septembre s’établissait à un niveau relativement modéré de 30 %. Les analystes de Citigroup ont qualifié ses propos de « restrictifs, mais seulement à la marge », mais ils ont manifestement suffi à porter cette probabilité à 56 % selon l’outil CME FedWatch et à 48 % sur les marchés prédictifs. Le gouverneur Christopher Waller a partiellement nuancé ses propos le 3 septembre, indiquant qu’il pourrait soutenir le maintien des taux si l’inflation continuait de ralentir, ce qui a ramené la probabilité d’une hausse à 52,4 %. Cette seule déclaration de Waller a fait bondir l’argent de près de 4 % lors de la séance matinale, à 67,91 $, tandis que l’or rebondissait depuis ses plus bas. Le rapport sur l’emploi publié vendredi (4 septembre) n’a malheureusement pas apporté la clarté nécessaire : les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis ont augmenté de 162 000, un chiffre suffisamment élevé pour maintenir les craintes de hausse des taux, sans toutefois être assez décisif pour clore le débat. Les contrats à terme sur les fed funds intègrent désormais une hausse en septembre avec une probabilité comprise entre la fin des 50 % et le début des 60 %, faisant de la publication vendredi (11 septembre) de l’IPC d’août l’une des données les plus déterminantes de l’année pour le marché de l’or. Une hausse mensuelle de l’IPC sous-jacent de 0,2 % ou moins rendrait le maintien des taux le scénario le plus probable, tandis qu’une hausse de 0,3 % ou plus pourrait faire dépasser 70 % à la probabilité d’un relèvement et transformer la réunion en simple exercice de validation. Bank of America estime que le discours de Warsh à Jackson Hole a démontré une « Fed plus crédible », qui maintient sa prévision de trois hausses de taux. Si la Fed procédait effectivement aux trois hausses, cela indiquerait que le niveau actuel de 4 400 $ pourrait être sous-évalué. À l’inverse, Goldman Sachs et RBC maintiennent leurs objectifs de cours de l’or pour la fin de l’année dans une fourchette de 4 500 $ à 5 000 $, estimant que les achats officiels et des perspectives d’inflation plus favorables finiront par l’emporter. Une chose est certaine : d’ici la même heure la semaine prochaine, les perspectives seront bien plus claires et l’or aura soit franchi nettement un seuil à la hausse, soit confirmé le plafond qui le limite depuis janvier.

Banques centrales, déficits et demande structurelle

Au-delà de la volatilité inhérente aux prévisions de hausse des taux, la demande structurelle d’or reste l’une des plus convaincantes de l’histoire de cet actif, malgré les difficultés actuelles. Les données du World Gold Council montrent que les banques centrales ont acheté 289 tonnes d’or au T2, le trimestre le plus solide de 2026. La Pologne et la Chine sont restées parmi les principaux acheteurs officiels, poursuivant une diversification hors des actifs libellés en dollars qui se maintient depuis quatre années consécutives. Une enquête de 2025 a montré que 95 % des banques centrales anticipent une hausse des réserves mondiales d’or en 2026, contre 81 % en 2024 et 52 % en 2021. Et alors que des économies comme la Chine détiennent encore moins de 10 % de leurs réserves en or, contre une moyenne mondiale de 27 % pour les banques centrales, le déficit structurel à combler se mesure en décennies plutôt qu’en trimestres. Il est toutefois important de noter que les achats officiels au T1 2026 ont été bien plus complexes qu’ils n’en avaient l’air : les banques centrales ont vendu 129 tonnes au T1, tandis que les achats nets déclarés ne se sont élevés qu’à 16 tonnes. Cela dit, la méthodologie alternative du World Gold Council, fondée sur les flux du marché OTC londonien et les données commerciales des raffineries suisses, a estimé les achats réels du T1 à 244 tonnes une fois les achats non déclarés pris en compte. La situation de l’argent est un peu plus simple, bien que plus difficile à résoudre. J.P. Morgan a abaissé sa prévision pour l’argent au T4 de 90 $ à 63 $, invoquant le recul de la demande solaire plutôt que la Fed. La baisse est estimée à environ 60 millions d’onces, soit davantage que le déficit structurel de 46,3 millions d’onces prévu pour 2026. L’implication est sérieuse : même un marché affichant un déficit structurel peut voir les prix baisser si une importante catégorie de demande déçoit de manière inattendue. Après être passé de 61,7 à 70,4, puis revenu à 66,3 en seulement douze semaines, le ratio or-argent confirme que l’argent reste le métal précieux au bêta et à la volatilité les plus élevés. Il peut nettement surperformer lorsque les conditions sont réunies, mais il est tout aussi susceptible de sous-performer lorsque l’un de ses nombreux pôles de demande s’essouffle. Quoi qu’il arrive cet automne, ce sont les chiffres de l’IPC publiés vendredi qui confirmeront soit le scénario haussier, soit laisseront la porte ouverte aux baissiers.

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